Bâle, lumières de septembre

"Toute âme ayant brisé la prison où la peur d'être aimée l'enferme..."

"...Est sur le monde comme un grand vent, une insurrection d'écume et de sel..."

"...Une haute parole de vie dans et contre le corps éphémère"

"...Tout est vie, et plus encore à la fin quand se fend l'écale du corps..."

"...Sous la véhémence de l'âme ne tolérant plus d'être toujours en servage..."

"...C'est alors non le corps qui pourrit, mais le bulbe d'une invisible jacinthe..."

"...Qui monte dans l'humilité triomphale comme une grappe de cieux superposés..."

"...Je te laisse, dit Dieu. Tu es heureux. Je te laisse car tu es certain..."

"...Toi, premier sauvé de Babel, non par vertu singulière..."

"...Mais simplement parce que tu aimes."

(Pierre Emmanuel, in "De l'âme", de François Cheng, lu dans l'intercity Lausanne-Bâle)

​Bâle, 3 septembre 2020. Leica M10 Monochrom, objectif Summicron 35mm. f1.4

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

© Jean-Claude Péclet 2020. Reproduction soumise à autorisation.