Berlin-Copenhague à vélo

650 kilomètres en dix jours, parcours plat: ce n'est pas trop sorcier pour autant que la météo ne joue pas les trouble-fête. Coup de chance, elle se met de notre côté (c'est-à-dire mon fils Vincent et moi), le printemps pourri de 2019 virant au soleil le jour même de notre départ ! Tout au long du trajet, nous aurons un vent neutre, voire de dos. Le manque d'entraînement dû à une cheville foulée sera la seule excuse à mes médiocres performances...

Ayant décidé de rouler avec nos propres vélos, la question logistique est de les amener à Berlin, puis de les ramener de Copenhague. Pour la première partie, c'est relativement simple: le Bâle-Berlin est un des derniers trains de nuits circulant encore en Europe. Attention toutefois: il n'accepte les bicyclettes qu'enveloppées, partiellement démontées, dans des housses ad hoc et rangées dans le compartiment à deux couchettes. Vu les correspondances serrées que nous avons choisies, nous avons dix minutes top chrono sur le quai de Bâle pour nous livrer à l'exercice et hisser les bagages. Novice et maladroit, je mets bien sûr la housse à l'envers sous le regard mi-compatissant, mi-exaspéré du chef de wagon qui, finalement, se montre sympa et donne un coup de main pour les bagages... et pour que le train parte à l'heure.

Une fois installés, c'est luxe et volupté. Douche et WC rien que pour nous, petite bouteille de vin et d'eau en cadeau de bienvenue, bercement des essieux et petit-déjeuner servi à sept heures du matin, peu avant notre arrivée à la gare principale de Berlin. Là, nous avons tout le temps et l'espace nécessaires pour remonter les bécanes et y charger nos sacoches. Petit tour à la porte de Brandebourg, toute proche, pour la photo-souvenir de départ entre les groupes de touristes polonais ou chinois, et c'est parti.

Première étape, Orianenburg. Si on suit le guide "Bikeline", en allemand uniquement, la route fait un large détour pour arriver à cette localité. Il est moyennement motivant d'arriver près du but et de découvrir sur les panneaux qu'une voie plus directe aurait permis d'économiser près de 30 kilomètres... La récompense est le jardin sauvage orné d'un énorme massif de rhododendrons qui nous attend, selon le système "Warm shower" auquel Vincent s'est inscrit. Le principe est simple: les cyclos membres de la communauté offrent un endroit pour monter sa tente ainsi qu'un accès à leur douche, à charge de revanche. Torsten et Lizzy, le couple qui nous héberge, ont pédalé d'Asie vers l'Europe, trois ans de voyage. "Nous ne savions pas le temps que ça prendrait, nous nous sommes simplement dit que nous arrêterions quand nous en aurions assez." Ils ont tenu jusqu'au bout, vivent aujourd'hui dans une maison de bois aux allures nordiques pleine de courants d'air l'hiver mais accueillante. Ils nous prêtent un canoë pour nous balader sur le lac, observent d'un air amusé nos sacs Ortlieb trop neufs, proposent de partager leur repas. Des vrais de vrais.

A gauche, le luxe du matin, cafetière italienne pour un premier petit-déjeuner frugal qui suffit pour les premiers kilomètres. A droite, la pause plus substantielle près d'une écluse. Charcuterie et fromage, pas de doute nous sommes en Allemagne.

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Cette nuit, tandis qu'une grenouille coassait sur quatre tons, avec des aigus ressemblant à des trilles d'oiseau, j'ai bien senti un frottement contre ma tente, dressée tout près des roseaux en bordure du lac à Furstenberg. L'explication se présente au matin sous la forme d'un emballage de papier vide: des canards ont senti l'odeur du pain dans le sac pourtant rangé sous l'auvent et se sont servis. Il n'en reste plus une miette. Les coupables se dandinent crânement devant nous, pas complexés pour un sou. Petites misères et bonheurs de la vie en plein air. Faire ses besoins en pleine nature (je repense à la scène mythique d'un des premiers films de Wim Wenders) et dans la forêt en particulier appartient aux seconds. Qui ne s'est jamais torché avec une mousse légèrement humide, déjà réchauffée par le soleil, ne peut savoir l'état de bien-être qui en résulte. Aucun WC japonais hypertechnologique ne l'atteindra jamais ! En prime, un faon bondit sur la route juste au moment où je me remets en selle.

La route dans la partie Brandebourg du trajet est des plus agréables. Plate, goudronnée, longeant souvent des canaux où rien ne vient déranger le chant des oiseaux. La transition n'en est que plus brutale avec le parc d'attractions de Mildenberg où, en ce week-end prolongé de l'Ascension, se sont donné rendez-vous des milliers de jeunes beaufs avec leur voiture tunée (l'une arbore une fausse peau de cobra), leurs lunettes de soleil au miroir bleuté, leur coupe de cheveux au carré, leur copine minijupée, leur T-shirts barrés de slogans trop tendus sur des ventres déjà ronds, leurs assiettes qui sentent la friture sur fond de musique techno. A la fin du XIXe siècle, quelque 5000 ouvriers façonnaient ici les briques avec lesquelles on a construit Berlin. Les prolos du XXIe siècle viennent y faire étalage de bling-bling et de bons sentiments familiaux. "Copenhagen, 537 km", indique un panneau.

Heinrich Schliemann, l'archéologue qui a découvert Troie, a passé quelques années de jeunesse à Wendorf, d'où ce cheval de bois ornant un parc pour enfants. Dans le petit raidillon qui suit, les deux parents sur leur vélo-cargo électrique nous laissent littéralement sur place, moi avec mes dix kilos de bagages dans deux sacoches, Vincent avec le double dans cinq sacoches (c'est lui la mule du voyage transportant la petite batterie de cuisine, jeunesse oblige). Il fait chaud, je peine. Le trajet est plat, dans l'ensemble, mais parsemé de petites côtes et de chemins caillouteux, sans parler des tronçons pavés dans les localités à rendre jaloux les organisateurs du Paris-Roubaix. Le guide Bikeline nous avait prévenus, le Mecklenbourg-Poméranie, ancien Land d'Allemagne de l'Est, est plus rustique que la première partie du tracé, même si de notables améliorations ont été apportées au parcours. Les deux cyclos français maigres comme des clous que nous croisons à l'orée d'un bois n'en avancent pas moins comme des fusées: entre 130 et 200 km par jour, précise monsieur dont le débit vocal égale en rapidité les moulinets de Lance Armstrong.

 

Les petites villes traversées semblent plus ensommeillées, les zones villas faites de bric et de broc. Pour autant qu'on puisse en juger par une traversée rapide, l'ambiance n'est pourtant pas sans charme.. Au lac de Krakow, où nous nous rafraîchissons avant de terminer nos quelque 70 km quotidiens, des enfants jouent cul nul avec une bouée et le sable sans réclamer leur console ou leur téléphone portable. Il plane sur ces plaisirs simples un parfum d'"ostalgie" - ou est-ce mon imagination ?

Traversée de Heilbad Waren, cité cycliste 3è âge, la couverture du catalogue Eurotrek en vrai, mines ravies et casques fluo, glace double mit Rahm et croisière lacustre l'après-midi pour se remettre de ses efforts. Et dire que je suis l'un de ces vieux, à part le casque remplacé par une casquette... Bon, pédalons.

En deux grosses étapes depuis Klockow, nous atteignons Rostock, d'où un ferry nous fera traverser la mer en une heure et demie jusqu'au Danemark, pour la seconde moitié du périple. Les champs de céréales bordés de coquelicots le disputent aux champs d'éoliennes. Justement, nous voici au sommet d'une colline. Je me réjouis déjà de ce qui s'annonce comme une belle descente nous rapprochant de la ville portuaire, mais non, la route décide de faire la nique en rebonds successifs. A Rostock, il faut encore contourner l'estuaire, traverser successivement des zones industrielles, de HLM et de demi-campagne avant d'atteindre l'embarcadère Scandlines, étonnamment peu fréquenté en cette fin d'après-midi. Le ferry arbore un "hybrid" en gros caractères verts sur la coque et fonctionne effectivement selon le même principe que les voitures du même type: une batterie électrique complète la propulsion au diesel et permet d'économiser, selon la compagnie, 15 000 tonnes de CO2 par an et pour toute la flotte, soit la consommation de quelque 340 ménages allemands moyens. Ce n'est pas encore la révolution, mais un premier pas. Le projet est cofinancé par l'Union européenne, notre ferry semble même être un des plus gros "hybrides" du monde. En tout cas, on y entasse facilement les camions de 40 tonnes sur deux étages - et deux cyclistes comme deux fétus au milieu de tous ces superlatifs.

Accueillant Danemark. Nous n'avons rien réservé, mais en débarquant le soir à Gedser, un "camp nature" gratuit, ouvert aux passants dans notre genre nous tend les bras. Cabanes en rondins simples mais propres, protégeant de la pluie et du vent, tables, foyer, point d'eau: que demande le peuple ? Vincent monte illico sa cuisinette Décathlon et prépare de succulentes pâtes au pesto et parmesan. Bon, l'huile du pesto s'est précédemment un peu répandue dans mon sac, mais un dégrossissage au shampoing fera l'affaire. Nous nous allongeons, repus, dans nos sacs de couchage tandis qu'un couple débarqué avec le dernier ferry s'installe dans une cabane voisine. Avis aux amateurs, il existe tout un réseau de camps de ce type dans le sud du Danemark, aménagés avec goût.

Le sens de l'accueil danois se confirme le lendemain dans un village dont le café-bar tenu par un gars au T-shirt "Nirvana" délavé ouvre ses portes juste pour nous régaler d'un jus de pommes maison, proposant dans la foulée de remplir nos gourdes, plein d'attention et de curiosité. Les routes sont agréables, la campagne magnifique. Le rythme du voyage est pris. En Allemagne, nous faisions nos courses dans les supermarchés "Netto", ici c'est au "Coma". Surtout, il y a la mer dont la présence proche vivifie. Un arrêt-baignade s'impose. Nous pique-niquons de saumon et d'un dip tex-mex, la grande vie.

Heureuse surprise encore quand, arrivés à Stubbekobing, nous apprenons que le petit ferry Ida qui célèbre justement ses 60 ans cette année est en panne de moteur et ne peut nous emmener à Bogo, de l'autre côté du bras de mer. Qu'à cela ne tienne, un employé communal nous attend avec un bus confortable et remorque à vélos pour nous faire passer le détroit, gratuitement, via un pont distant d'une quinzaine de kilomètres. Une fois de l'autre côté, nous roulons encore une dizaine de kilomètres, en passant devant la belle église de Fanefjord et un dolmen, jusqu'à un camping en bord de plage dont la réception est déserte. La nuit ne nous coûtera que le prix de la douche: l'équivalent de 20 centimes suisses pour une minute d'eau chaude - ce qui suffit largement quand on organise sa gestuelle hygiénique.

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Le lendemain, nos trajets se séparent provisoirement. En forme, Vincent décide d'avaler les 50 km en montagnes russes de la presqu'île de Mon, les mille marches pour voir les falaises blanches d'en haut et d'en bas, plus un petit parcours de golf. Désirant conserver assez d'énergie pour arriver à Copenhague, je coupe directement sur Stege où m'attend le seul orage de notre périple. Mais quel orage ! Confiant dans la résistance de ma tente, je suis en train d'y lire une de ces nouvelles de Borges où il est question de labyrinthes sans fin et de demeures hantées quand deux énormes éclairs accompagnés d'un craquement d'outre-tombe secouent l'atmosphère. Un déluge inonde bientôt le camping. Peut-être serait-il prudent de se réfugier dans le bâtiment des douches, où je réalise cet autoportrait flatteur et mets mon téléphone portable en charge.

Vive la technologie ! Grâce à la fonction "localisation" de WhatsApp, je sais exactement où se trouve Vincent, réfugié sous un auvent à quelques kilomètres du camping tandis que le ciel nous tombe sur la tête. Les éléments ne se calmant pas, je décide de lui épargner le montage de tente sous l'averse après une journée fatigante et prends une chambre dans un motel. Un festin de sushis nous remet définitivement d'aplomb.

L'engueulade. Ce matin, je me suis levé tôt pour aller démonter ma tente restée au camping, trempe bien sûr, et rentre au motel pour découvrir Vincent en train de visionner des vidéos sur son téléphone, demandant d'une voix insouciante ce qu'il en est du petit-déjeuner. "Tu aurais pu t'en occuper !", réponds-je avec l'amabilité du gars qui vient de se coltiner un pliage sommaire de nylon dégoulinant. "Tu ne me parles pas sur ce ton !", répond-il. Père et fils face à face, en colère, aucun ne cédant un pouce de terrain. Choc de deux mâles egos. C'est aussi à cela que servent les voyages, bien sûr: tester nos limites, notre capacité à surmonter les petites et grandes contrariétés. Sur le moment toutefois, nous ne trouvons ça ni drôle, ni instructif et continuons de nous faire la gueule dans la boulangerie où nous avalons en silence notre quota de sucreries pour la journée qui s'annonce grise.

 

Finalement, notre mauvaise humeur se dissout dans la bruine matinale. La veste soldée à 40 francs que j'ai achetée pour ce voyage m'en protège mais, n'étant pas en GoreTex, provoque bientôt une humidité intérieure pire que si j'étais resté une heure sous l'averse. Au moins, nous avançons: 70 km aujourd'hui, ce qui nous met à une grosse journée de Copenhague. Au camping de Rodvig, le soleil fait sa réapparition, nous étendons consciencieusement nos affaires et Vincent, en signe de réconciliation, prépare des fettuccine aux oignons et poivrons.

Neuvième jour de route. Ce matin, c'est Vincent qui démonte sa tente mouillée tandis que, flemmard, j'ai dormi dans une petite cabane à 140 couronnes danoises (20 francs suisses). "Ne touchez pas aux fenêtres, elles cassent", a prévenu le gérant (je les ouvre quand même). Amusant couple âgé qui fait semblant de se disputer et couve ses hôtes en leur servant un plein thermos de café au petit-déjeuner, assorti de viande et fromage en pâte à l'aspect indéfinissable. Notre but est d'arriver aussi près que possible de la capitale, pour y entrer le matin suivant sans nous presser.

De manière générale, nous avons pris peu de temps pour visiter les endroits que nous traversions - trop peu à mon goût - mais il fallait tenir ce rythme pour relier les deux capitales en dix jours. Nous faisons exception pour la chapelle romane de Hojerup, la seule au monde à ma connaissance dont le choeur débouche sur un petit balcon de fer... qui surplombe directement la mer de 30 mètres ! Depuis la construction du premier édifice, au XIIIe siècle, la falaise n'a cessé d'être grignotée par les flots, jusqu'à ce 16 mars 1928, à cinq heures du matin, où une partie de l'église s'y est effondrée avec les rochers qui la soutenaient... Dans les jours qui ont suivi, plus de 40 000 curieux sont venus voir le spectacle désolant et fascinant d'une demi-chapelle donnant sur l'infini aquatique. Depuis, l'édifice a été consolidé et reste une attraction majeure.

Pause de midi à Koge. Sur le port, un duo de musiciens grisonnants et légèrement ventripotents enchaîne standards rock et pop pour distraire une terrasse de buveurs de bière et de cyclistes. Non sans succès, il faut le reconnaître, jusqu'à ce que débarque un gars plus âgé qui les écrase à l'applaudimètre en exécutant quelques chansons (à boire, grivoises?) dont le public local, hilare, entonne les refrains avec énergie. Autant pour nous, touristes ignares, nous n'avions qu'à apprendre le danois.

Le temps est doux, nous nous arrêtons encore sur la place du marché où un vendeur de fleurs liquide ses bouquets à grands cris. Je me couche sur un banc, laisse filtrer les rayons du soleil à travers le feuillage, laisse mes yeux errer sur la ligne des frontons, les ferme et me crois revenu au moyen-âge. Je resterais bien ici tout l'après-midi.

Jour J. Nous arrivons à Copenhague en traversant une réserve naturelle où il faut presque prier les oies sauvages de s'écarter pour laisser passer les voyageurs, puis en longeant une lagune qui nous amène au centre-ville en évitant les mornes banlieues. Les Danois sont connus pour leur design sojgné et tiennent à leur réputation. Même les usines et centrales électriques jalonnant le parcours final ont l'air sorties d'un catalogue d'architecture. 

Cerise sur le gâteau, le tracé s'achève tout près du fameux "Snake", le pont en forme de "S" long de 235 mètres, construit exprès pour les vélos et devenu depuis son inauguration en 2014 l'emblème d'une ville visionnaire en matière de pistes cyclables. Il y aurait des bibles à écrire sur le sujet - il s'en écrit d'ailleurs - mais il me semble que l'enjeu se résume en quatre points essentiels.

1. Une politique encourageant les deux-roues ne s'improvise pas. Celle de Copenhague remonte à une cinquantaine d'années et repose sur des études précises du comportement des citadins, pas sur les griffonnages de quelques technocrates qui n'ont jamais posé leur fessier sur une selle.

2. Quelques réalisations à forte valeur ajoutée comme le Snake ou le très beau pont levis-passerelle vélos/piétons construit plus récemment à proximité de Nyhavn sont un atout énorme en termes d'expérience urbaine (élément souvent négligé ailleurs en Europe) mais ne doivent pas faire oublier que c'est d'abord le RESEAU qui compte. Celui de Copenhague est impressionnant. Vincent et moi avons parcouru sur plusieurs kilomètres une véritable autoroute verte qui traverse la ville du nord au sud, sans interruption, et ce n'est qu'un exemple parmi beaucoup d'autres des voies express mises à disposition des cyclistes.

3. "L'élément clé est la rapidité", martèle notre logeuse Airbnb Jeannette, elle-même fan de vélo. Les sondages régulièrement menés auprès des usagers le disent: c'est à partir du moment où ils ont l'absolue certitude d'aller plus vite de A à B en deux-roues qu'en voiture que les citadins sont d'accord de changer de mode de transport. A Copenhague, le basculement s'est opéré il y a 2-3 ans, on y compte désormais plus de cyclistes que d'automobilistes.

4. Chaque détail compte. Par exemple la petite différence de niveau (2-3 cm.) entre la chaussée pour voitures et la piste cyclable, ainsi mieux protégée, et l'autre différence de quelques centimètres aussi entre la voie vélos et le trottoir. Par exemple le fait que beaucoup de pistes cyclables ont été élargies à 3 mètres, ce qui permet aux plus rapides de dépasser sans problèmes les vélos-poussettes ou cargos. Par exemple les barres pour s'appuyer aux carrefours ou les poubelles inclinées pour jeter un déchet sans s'arrêter. Par exemple le soin extrême apporté aux transitions de hauteur quand elles sont nécessaires, pour éviter de heurter sa roue à un angle aigu. Par exemple les feux synchronisés avec indicateur de vitesse pour bénéficier de l'onde verte.

Oui, il y a beaucoup à apprendre de l'expérience de Copenhague - pour ceux qui le veulent vraiment.

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Le périple s'achève. Reste la question ouverte au début: comment faire pour ramener les vélos depuis Copenhague ? En avion, bien sûr, le train étant décidément trop compliqué depuis le Danemark. EasyJet accepte de les charger moyennant supplément naturellement, et pour autant qu'ils soient correctement emballés. J'avoue que l'idée de se mettre en chasse de cartons adéquats, de démonter les vélos et de les protéger contre les chocs éventuels me stressait pas mal. En fait, cela a été plus simple que je ne le pensais. Le quatrième magasin de vélos visité possédait ce que nous cherchions et nous en a fait cadeau, en précisant que la ligne de métro non loin de là menait directement à l'aéroport. Et comment amener tout cela à la station de métro? C'est là que Vincent a eu une idée de génie: il a emboîté les cartons l'un dans l'autre et les a traînés à côté de son vélo sur la piste cyclable tandis que, derrière lui, je jouais à la voiture de police prévenant les plus rapides qu'ils dépassaient un convoi exceptionnel... Nous avons même suscité quelques sourires sur le visage de Copenhagois, ce qui n'est pas notre moindre motif de fierté.

Pour terminer, pendant que Vincent faisait ses courses, je me suis posté à quelques endroits stratégiques avec mon Canon G9X pour réaliser une petite galerie du "chic" cycliste de Copenhague. Simple échantillon.

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© Jean-Claude Péclet. Reproduction soumise à autorisation