Philippe

Philippe Erard a illustré la couverture de son premier livre ("Avant, tout était différent", éd. Altamira) avec une image sur le vif que j'avais prise au parc Valency à Lausanne, qui lui rappelait la période d'enfance racontée dans cet ouvrage. 

Pour sa prochain publication, récit romancé des années qu'il a passées au Venezuela où il a dirigé une multinationale de l'industrie graphique, il m'a demandé un portrait illustrant la quatrième page de couverture. Il tenait à y figurer avec une sculpture cinétique du vénézuélien Jesús-Rafael Soto (1923 - 2005), un des artistes contemporains les plus connus du pays. Pas facile. La sculpture, oblongue se compose d'un fond blanc strié - jaune vif devant lequel sont suspendues de fines baguettes mobiles, suspendues à des fils plus fins encore... Un objet déjà difficile à photographier en lui-même vu les effets optiques de moiré qu'il produit, sans parler de son format. Bref, j'ai répondu à la demande mais doute que l'éditeur s'accommode d'une image oblongue où la statue paraîtra bien minuscule.

J'ai donc cherché une alternative, en hauteur, où l'on voit les baguettes se détacher du fond, le "prix" à payer étant qu'on ne voit qu'une partie de la sculpture.

Et pour mon propre plaisir, j'ai fait quelques gros plans en noir-et-blanc de Philippe, tel que je le connais depuis l'époque du gymnase.

Equipement; Leica M10 avec apo-Summicron 50mm. f2, 1 softbox Elinchrom, 1 réflecteur et 1 flash directif pour la sculpture.

© Jean-Claude Péclet, 2020. Reproduction soumise à autorisation